lundi, septembre 04, 2006

 
Kathmandu (1350m), le 5 septembre. Arrivée le 3 septembre dans la capitale du Népal. La dernière heure de vol a permis de découvrir les contreforts de l'Himalaya, des crêtes séparées de larges vallées, une forêt dense, des rivières qui s'écoulent vers le sud en direction du Gange. En fond de tableau au nord, émergent des sommets neigeux, certainement des ''8000'', de la chaine himalayenne, difficiles à percevoir au sein d'une accumulation de nuages. A l'approche de Kathmandu, les habitations se multiplient sur les lignes de crêtes et à flanc de collines, à proximité de cultures en terrasses. La ville de Kathmandu apparait au fond d'une vallée de forme circulaire, un cirque de 15 km de rayon dans lequel s'accumulent 2 millions d'habitants, si je me fie aux chiffres annoncés par mon voisin népalais. A l'aéroport, je retrouve Matias, ainsi que le dirigeant de l'agence népalaise qui fournit la logistique. Matias est un argentin de 28 ans, avec qui j'ai déjà effectué 3 belles expéditions dans la cordillère des Andes (au Pérou, en Bolivie et en Argentine), qui aspire à passer le diplôme de l'union internationale des guides de montagne. Il est marié, et la naissance d'une fille est prévue fin-décembre. Notre dernière expédition en Argentine fut particulièrement conforme à mes attentes, car elle s'est déroulée dans une région reculée et peu fréquentée, une voie intéressante sur un sommet rarement gravi. Un taxi nous conduit à l'hotel. Nous y retrouvons le ''sherpa'' qui va nous accompagner, un jeune qui a déjà gravi 5 fois l'Everest. Le groupe avec lequel nous partagerons la logistique est composé d'un américain, d'une brésilienne et d'un anglais. Ils vont tenter le Cho Oyu, un ''8000'' très fréquenté (plus de 50 expéditions attendues en septembre !). En revanche, aucun écho d'une autre expédition sur le Palung Ri. Une ambiguité, sans aucune conséquence pour nous : j'ai constaté (grâce à internet) que le Palung Ri fait partie d'une liste d'une centaine de montagnes dont les ascensions ont été officiellement ''ouvertes'' ou autorisées en 2001 par le Népal... or, cette montagne est localisée, tout du moins sur les cartes, au Tibet, au nord de la frontière. Néanmoins, cela semble être reconnu comme une simple erreur; l'autorisation d'ascension nous a d'ailleurs été accordée, via une agence népalaise, par la Chine. Nous quitterons Kathmadu le 6 septembre au matin. Il reste à régler certaines formalités, mais aussi certains imprévus, notamment Matias qui n'a pas trouvé ses baggages à son arrivée le 2 septembre à l'aéroport de Kathmandu (heureusement, ils arriveront le surlendemain). Je profite de ces deux jours pour effectuer une courte découverte de la ville de Katmandou, ''le Temple de bois'' en sanscrit, ses temples bouddhistes et ses habitants. Une ville animée, qui, au premier abord, semble s'être développée trop rapidement et de facon anarchique, et surtout une ville fortement polluée ! Demain, nous partirons enfin, en bus, vers le nord en direction de la frontière avec le Tibet. L'arrivée au camp de base (appelé aussi ''camp de base véhicule''), à environ 4800m d'altitude, est prévue le 11 septembre. Que ce déplacement parait long ! Mais, bon... c'est favorable à l'acclimatation, et cela me permettra d'accorder un répit supplémentaire à un tendon d'Achille blessé depuis fin-juillet. A bientôt. Pour ceux qui souhaiteraient s'engager au profit des jeunes accueillis par les bénévoles d'A Bras Ouverts, vous pouvez encore le faire: - soit par internet, à l'adresse expabrasouverts@aol.com - soit par courrier à l'association (à l'adresse indiquée sur le bulletin).





<< Home

This page is powered by Blogger. Isn't yours?