mardi, septembre 19, 2006

 
18 septembre. Acclimatation à 6400 m. Mauvais temps la majeure partie de la journée : neige, nuages, froid. Nous partons vers 9h00 avec Ang Tsering en direction du camp 1 du Cho Oyu (6400 m). Objectifs : s’acclimater et, si le temps le permet, observer le Palung Ri depuis un site qui offre un point de vue privilégié sur le Palung Ri. Nous échangeons en langue anglaise avec Ang Tsering. Tsering, dont le prénom signifie “longue vie”, est un sherpa, célèbre ethnie du Népal. [Ce sont les Anglais qui ont découvert cette ethnie dans les années 1920 et les ont fait sortir de l’anonymat. En effet, les colonisateurs de l’Inde étaient des amateurs d’ascensions himalayennes et avaient besoin, pour leur portage, de “coolies” qui aient des qualités d’endurance et de résistance ad hoc, qui leur permettent d’effectuer des portages dans les hautes altitudes de l’Himalaya. Ce qu’ils découvrèrent chez les habitants des vallées du Khumbu et du Solo, dépassèrent leurs espérances. Ainsi, les Anglais les embauchèrent, et furent par la suite leurs supporters. La fameuse cordée composée du Néo-Zélandais Hillary et du sherpa Tensing, la première à atteindre le sommet de l’Everest, acquit une renommée internationale. Au fil des ans, des sherpas quittèrent leur métier de colporteurs, d’éleveurs ou de paysans pour occuper des professions de porteurs d’altitude, de cuisiniers, de sirdar, puis, plus tard, de patrons d’agences de treks et d’expéditions.]. Nous marchons durant deux heures et demi environ sur une moraine et sur le glacier, sans vraiment prendre d’altitude, à peine 200 m. L’itinéraire est marqué par des cairns; néanmoins, j’imagine que, de nuit, il peut être facile de se perdre dans cet amas rocailleux. Puis, un sentier nous mène à 6000 m d’altitude, au pied d’un pierrier bien incliné, de 400 m de dénivellée. En haut, le camp 1. A la fin de cette montée, j’ai un sacré “coup de barre”, ce qui n’est néanmoins pas anormal pour une première montée à cette altitude. J’arrive au camp 1 vers 14h30. Le mauvais temps nous interdit toute visibilité sur le Palung Ri. Toutefois, cette montée sur ce type d’itinéraire fut bien favorable à l’acclimatation. Avec Mattias, nous ne nous attardons pas, et nous redescendons en direction du camp de base avancé. Nous atteignons ce dernier avant la tombée de la nuit vers 18h30.





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